PUBLICATION

Madini – Analyse de conflit et cartographie des acteurs dans le Sud Kivu et L’Ituri

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Pour s’assurer que la mise en œuvre du projet Madini s’adapte au contexte local et a un impact positif sur la population locale, IPIS a réalisé une analyse de sensibilité au conflit dans le Sud-Kivu et l’Ituri. La présente étude souligne que la mauvaise gouvernance, ainsi que la pauvreté chronique, sont des causes structurelles de la violence dans les régions minières, alors que la présence de « minéraux de conflit » n’en est qu’un symptôme. 

Au Sud-Kivu et en Ituri, quatre minéraux clés, l’or et les 3T (étain, tungstène, tantale), font vivre des centaines de milliers de mineurs artisanaux congolais, mais dont le commerce et l’exploitation font l’objet d’une corruption à grande échelle et de violations des droits de l’homme par des groupes armés.  

Malgré de multiples initiatives d’approvisionnement responsable, telles que le guide de l’OCDE sur le devoir de diligence, la Conférence internationale de la région des Grands Lacs et son mécanisme de certification régional, et la législation existante adoptée par le gouvernement de la RDC, les minerais extraits dans des conditions de travail inacceptables se retrouvent toujours dans les principales chaînes d’approvisionnement mondiales. L’objectif principal de l’initiative Madini est donc de renforcer la stabilité régionale dans la région des Grands Lacs et d’améliorer la situation sécuritaire dans et autour des régions minières de l’Est de la RDC, augmentant ainsi la transparence des chaînes d’approvisionnement mondiales en minéraux et réduisant les activités de contrebande dans la région des Grands Lacs. 

L’objectif du projet est divisé en deux piliers, dont le premier consiste à améliorer la situation sécuritaire immédiate dans et autour des sites miniers au Sud Kivu et en Ituri. Un élément crucial de ce volet est la recherche d’un rapprochement entre les communautés minières, les autorités locales et les acteurs de la sécurité, afin que les conflits et les violations des droits de l’homme puissent être identifiés, analysés et résolus conjointement. 

Afin de contribuer efficacement à un environnement minier plus sûr, il est également important de minimiser les incitations économiques qui encouragent les pratiques illégales sur les sites miniers. Ces incitations dépassent les frontières nationales et exigent une approche nationale, régionale et internationale. Le deuxième pilier vise donc à responsabiliser les chaînes d’approvisionnement en minerais qui traversent l’est de la RDC, en identifiant les parties prenantes et les intérêts qui encouragent la contamination des chaînes et en mettant en lumière ces pratiques afin de faire pression sur le secteur privé et les acteurs gouvernementaux pour qu’ils modifient leur comportement. 

Le projet Madini est soutenu par le ministère des affaires étrangères des Pays-Bas.

Retour haut de page