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La coalition de la Société Civile du Processus Kimberley demande à tous les membres d’améliorer la gouvernance globale des diamants.

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14 novembre 2018

Cette année, la réforme est prioritaire dans l’agenda de la session plénière du processus Kimberley présidé par l’UE. Le processus Kimberley, autrefois pionnier dans l’effort tripartite d’arrêter le financement de groupes rebelles par le diamant, peine aujourd’hui à fournir une réponse adéquate à une série de défis actuels relatifs aux droits de l’Homme et associés au secteur du diamant.

Conscients de ces immenses défis, il a été décidé, lors de la séance plénière de Brisbane en 2017, d’entamer un exercice de réforme de deux ans pour s’attaquer à d’importants enjeux tels que le renforcement de la portée du PK, la mise en place d’un secrétariat dédié au soutien de ses activités et l’établissement d’un fond fiduciaire volontaire pour assurer son fonctionnement.

Une question centrale sur la table cette semaine est celle de savoir comment élargir la définition des diamants de la guerre au-delà du cadre limité et obsolète des diamants bruts finançant les groupes rebelles sapant l’autorité de gouvernements légitimes. Dans ce contexte, la CSC, alliée avec l’industrie 5World Diamond Council), a soutenu le Canada et sa proposition réaliste pour une nouvelle définition saisissant d’importantes problématiques telles que la violence systématique et rependue et le financement illicite de forces de sécurité privées et publiques. Nous considérons que l’adoption de cette proposition représente une étape logique dans le rajeunissement et l’adaptation du PK aux exigences d’un environnement en évolution. Au-delà de cette initiative, la CSC continuera de faire pression en faveur d’une considération plus large des violations des droits de l’Homme et des dommages environnementaux au sein du système du PK.

Le moment est maintenant venu pour tous les participants et observateurs, de joindre le geste à la parole afin d’éviter que le Processus de Kimberley ne devienne non pertinent et non crédible dans un monde ou l’approvisionnement responsable est de plus en plus à l’ordre du jour. » déclara Shamiso Mtisi, Président de la CSC PK.

« Les États participants doivent prendre leur part de responsabilité dans la réponse à l’appel de l’Assemblée générale des Nations unies, dans sa résolution du 7 mars 2018, de renforcer le PK afin de mieux faire face aux défis de l’instabilité et des conflits, et de contribuer à l’Agenda 2030 sur le développement durable. Cette séance plénière, avec son focus sur la réforme, fournit aux participants l’espace pour exprimer leur engagement à garantir aux consommateurs que les diamants qu’ils produisent ou échangent ne sont pas entachés de sang. La Coalition de la Société civile du PK, représentant des milliers de communautés affectées par l’extraction minière, leur demande de saisir ce moment pour prouver que le processus de Kimberley est capable de remplir son objectif. »

Le World Diamond Council s’est largement fait entendre sur le besoin de réforme lors de cette plénière. La Coalition de la Société civile soutiendra le WDC dans ses efforts pour trouver un accord et améliorer la définition des diamants ainsi que dans son appel au changement. La CSC PK appelle l’industrie à agir selon son engagement pour le changement, à la fois lors de la plénière et à travers ses propres actions et instruments, incluant ses systèmes de garanties renouvelés.

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