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« Laissez-piller » L’économie politique des barrières routières en République centrafricaine

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IPIS, l’institut belge de recherche, dresse la carte des barrages routiers et pointe leur rôle clé dans les mécanismes de financement des conflits en Afrique centrale et des acteurs armés en République démocratique du Congo(RDC) et en République centrafricaine.

Deux rapports de IPIS  révèlent l’étendue de l’emprise des acteurs armés sur les routes commerciales en Afrique centrale, une région en proie aux conflits. IPIS a constaté que les groupes armés gagnaient plus de 6 millions Euros par an en exploitant les barrières routières en République centrafricaine, l’un des pays les plus pauvres du monde. Les barrages routiers figurent, avec les ressources naturelles, parmi les enjeux principaux pour le développement, la lutte contre la pauvreté et la violence, en générant des millions de revenus.

Les experts du financement des conflits ont toujours su que les rebelles ne comptaient pas uniquement sur les revenus des sites miniers. Cependant, sans données à grande échelle des autres mécanismes de financement, il était difficile d’en comprendre leur ampleur. La nouvelle recherche d’ IPIS, en collaboration avec l’Institut Danois d’Etudes Internationales (DIIS), clarifie le rôle essentiel des barrières routières comme source de revenus supplémentaire et substantielle des groupes armés en Afrique centrale. En cartographiant plus de 1 000 barrières routières en République démocratique du Congo et en République centrafricaine, IPIS met littéralement les barrières routières sur la carte en tant que moyen clé de financement des conflits.

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